Jean-Baptiste Determe naît le 2 juillet 1741 à Sonlez. Son père, Paul Determe est originaire de Watrange, sa mère Marguerite Guilleaume de Sonlez. Le père, un charron peu aisé, souhaite que son fils et quatrième enfant exerce le même métier mais J. B. Determe se montre têtu, de sorte que le père, afin qu'il s'améliore, l'oblige à garder les porcs du village. Environ à l'âge de dix ans, le fils décrète en conséquence qu'il veut voir le monde, ce à quoi le père ne s'oppose pas, persuadé que cela lui formera l'esprit. Ainsi, J. B. Determe quitte Sonlez et se rend en Allemagne où il se débrouille tant bien que mal en demandant l'aumône.
C'est ainsi qu'il atterrit dans un château dont on ignore le nom et dont le propriétaire, un baron, le remarque lorsqu'il l'entend se demander en gémissant comment diable il est possible que d'aucuns soient aussi heureux et riches alors que ses parents souffrent la misère. Le baron s'occupe alors de lui afin qu'il devienne un camarade de jeu de ses deux enfants. Determe en profite pour étudier car il est autorisé à assister aux enseignements dispensés par le précepteur du château. A Sonlez, il n'avait même pas eu la possibilité d'apprendre à lire. Après deux années, il a rattrapé le niveau d'étude des fils du baron et continue d'apprendre de façon autonome. Lorsque les deux fils partent à l'université, J. B. Determe est autorisé à les y suivre. Il poursuit alors à Prague, puis à Vienne, des études de philosophie et de droit, et parallèlement des études de théologie. Lorsque les enfants du baron rentrent chez eux, il reste à Vienne. Il obtient en droit et en philosophie un doctorat avec « summis cum laudibus et eximis cum honoribus », avec forces louanges et honneurs. Un an plus tard, il devient également docteur en théologie. Entre-temps, le baron est décédé, ses deux fils campent dans leur garnison aux Pays-Bas. Determe est ordonné prêtre et il célèbre sa première messe en 1762 par un requiem pour le baron. Le 22 octobre de la même année, il devient à Sonlez, avec Suzanne Léonard de Bras, le parrain de Jean-Benoît-Augustin-Jérôme Determe, troisième fils de son oncle Nicolas Determe. (A l'occasion du baptême du sixième enfant de ce même oncle, Marie-Esther, le 24 février 1769, il se fait remplacer par son père dans le rôle de parrain, de même que le 4 mars 1773 lors du baptême du neuvième et du dernier enfant de son oncle, Jeanne-Françoise-Augustine, le 19 février 1776).
Sur ce, il retourne à Vienne et y occupe la fonction de prêtre et prédicateur dans la cathédrale de Stephansdom. Il gagne une certaine renommée en tant que prédicateur, ce qui convaincra l'impératrice Maria-Theresia de faire de lui son propre confesseur et celui de sa fille, Marie-Antoinette, qui deviendra plus tard reine de France. J. B. Determe a désormais échappé à la misère, de même que ses parents restés à Sonlez, à qui il envoie régulièrement des sommes d'argent. Il se lie également d'amitié avec Joseph II, le fils de Maria-Theresia, qui a environ le même âge que lui. Le 15 avril 1770, il est nommé capitulaire de la cathédrale, en remplacement de Simon Ambrosius de Stock. Le 9 juin 1778, Maria-Theresia présente au prince-archevêque de Vienne, le cardinal Migazzi, le « Cononicus Ioannes Baptista de Terme », cantor de la cathédrale. C'est la résolution même de l'impératrice – « je l'ai appelé de Terme » - qui détermine la manière avec laquelle la direction des archives du ministère autrichien de la Culture et de l'Enseignement s'exprime le 15 décembre 1911 à la demande de Schöffe Félicien Léonard de Wardin. Dans toutes ses résolutions, Maria Theresia ignorait habituellement le titre de noblesse.
Si la préposition « de » était considérée comme une partie intégrante du nom, elle n'aurait certainement pas été supprimée dans le contexte de la résolution. Dans le concept du dossier de présentation de la chancellerie de la cour, il est généralement écrit « Ioannes Baptista de Terme ». Nous ne savons pas pourquoi Determe est devenu de Terme, ni même s'il a jamais été officiellement anobli. Il n'est pas évoqué dans les archives de la noblesse du ministère de l'Intérieur. Comme Théo Tholl l'écrit dans une biographie du prélat publiée en 1962 dans la brochure commémorative à l'occasion du 50ème anniversaire de l'existence des sapeurs-pompiers de Doncols-Sonlez, et dans laquelle biographie on trouve des extraits des lettres du prélat qui se trouvent en sa possession, il est probable que Maria Theresia lui ait demandé de faire ce changement, d'écrire désormais son nom en deux mots, en réaction à la jalousie croissante dans son entourage de la part de certains membres du clergé noble, se souciant de l'harmonie entre sa grande dignité et ses origines roturières. Le 10 avril 1785, la commission cléricale de la cour remet à Joseph II une demande de de Terme pour le poste de prieur de la cathédrale. En l'occurrence, il ajoute pour justifier sa demande « premièrement, [qu'il] a eu la grâce d'enseigner la foi à sa royale sœur, reine de France, et deuxièmement, [qu'il] a été durant plusieurs années surveillant principal dans les matières religieuses des hôpitaux et assesseur de la direction de la fondation ». Selon les archives de l'ordinariat du prince-évêché, Jean-Baptiste de Terme est décédé à Vienne le 27 janvier 1887, bien que l'acte de décès indique la date du 26 janvier. La cause du décès invoquée est une fièvre putride. Il est enterré au cimetière St. Marx.
Les archives de Vienne ne comportent aucune indication sur sa sœur Catherine, baptisée le 18 janvier 1747 à Sonlez, septième et dernière enfant des époux Paul et Marguerite Determe-Guilleaume, de même que les archives de la noblesse du ministère de l'Intérieur ne connaissent ni Jean-Baptiste ni sa sœur. Jean-Baptiste de Terme a permis à sa sœur de fréquenter l'école conventuelle de Longwy de 1766 à 1769, puis il la fait venir à Vienne pour s'occuper de son foyer. Le messager Jean Chammin de Chavantenay, autour de Besançon, l'a conduite en coche de Sonlez à Vienne. Après la mort de son frère, elle serait entrée au couvent. Sans la moindre légitimité, elle se fait appeler de Terme. Le père en fait autrement, alors qu'il se rend également à Vienne en 1778 et y décède. La mère décède à Sonlez dès 1768.
Jean-Baptiste de Terme s'est également adjoint un blason que l'on peut contempler sur un portrait qui se trouve aujourd'hui dans un château à proximité de Charleroi. Il modifie ce blason en 1778.
Sa famille possède encore aujourd'hui à Doncols des souvenirs et des lettres de lui. Malheureusement, le prélat n'a jamais rien publié et ne tenait pas de journal dans lequel il aurait raconté les détails de son évolution auprès des têtes couronnées et des autres personnalités.
Jean-Baptiste Determe a six frères et sœurs :
Jean, baptisé le 13 mars 1735, parrains Jean Guilleaume de Doncols et Marie-Catherine Bovigny de Sonlez.
Nicolas, baptisé le 17 juin 1736, parrains Nicolas Guilleaume de Sonlez et Marie-Anne Determe de Watrange.
Jean, baptisé le 26 octobre 1738, parrains Jean Theis de Doncols et Anne-Marie Guilleaume de Sonlez.
Joseph-Baptiste, né et baptisé le 7 avril 1743, parrains Jean Feltus et Claudia le Meunier, tous deux de Sonlez.
Jeanne, baptisée le 30 novembre 1745, parrains Paul Schmitz de Sonlez et Jeanne Grandhenry de Watrange.
Catherine, baptisée le 18 janvier 1747, parrains Michel Solbout de Lutremange et Catherine Léonard de Bras.